Stan
Ce frère spirituel de Wyclef Jean, sénégalais d’origine, a importé à la fin des années 90 une Soul-funk énergique et sans égale. Passé maître dans l’art de la guitare acoustique, sans pour autant négliger des textes engagés, Stanislas alias «KingStan » revient en 2000 avec un maxi single « Rastaman Chant » haut en couleurs reggae.
Lorsqu’il naît à Dakar (Sénégal), le 12 décembre 1974, Stan n’a rien pour devenir une star internationale. L’Afrique souffre de l'absence d'une vraie industrie musicale pouvant propulser un jeune talent à l'échelle planétaire.
Pourtant, le jeune garçon fait partie des privilégiés du continent africain. Il naît d'un père comptable mélomane qui l'a fait baigner dans l'ambiance du Jazz, Soul, Blues, sans oublier la grande musique que nous rappelle le violon souvent utilisé dans ses compositions.
Stan partira en France en 1998 pour y poursuivre ses études supérieures en comptabilité-finance dans le but de satisfaire ses parents au détriment de la musique.
Mais l'ironie du sort fera qu'il rencontrera dans ses camarades de fac le miroir de sa propre musicalité, alors se forme le groupe « Iris and the Lions »
L'université de Metz venait d'assister à la naissance d'un groupe qui allait bientôt être le chouchou des universitaires avant de se lancer dans la conquête du grand public.
L’expérience faisant l'homme, son histoire et son parcours de jeune artiste vont s'enrichir de cette rencontre avec ses nouveaux compagnons pour conquérir un public d'autres horizons géographiques et culturels et la persévérance ne tardera pas à payer ses fruits.
Le salut dans la musique
C’est à treize ans qu’il commence l’apprentissage du piano, puis de la guitare, préoccupations artistiques loin des priorités de son père. Il écrit alors ses premières chansons sur sa guitare classique. Cherchant une façon de rejeter le monde qui lui est destiné, il trouve le salut dans la musique.
Guitariste et Bassiste il intervient dans l'arrangement musical de groupes de renommée internationale comme Daara-J Family, VIB.....etc.
Petit à petit, il se forge une excellente réputation de musicien, créant, de Dakar à Paris, un style unique que ce fan de Wyclef et de Steve Wonder appelle la New Soul-Funk.
Le public Lorrain est séduit par ce mélange détonnant de blues, de soul et de funk acoustique, accompagné d’un batteur et d’un bassiste, qui donnent à sa musique le rythme indispensable à son éclosion.
Les performances du trio font un raz-de-marée durant l’année 2000 et leur permettent d’envisager l’enregistrement d’un premier disque. Ce sera « Rise and Shine » (Lève-toi et brille) qui sort en 2002 et qui présente au public un artiste résolument nouveau.
Des sons aux racines Sénégalaises et franco-anglaises
Outre son style musical étonnant, Stan se démarque par son attachement à ses origines africaines, et sa lutte pour l’égalité culturelle des races. Porteur de la négritude en musique comme le fut Léopold Sédar Senghor en poésie, le monde découvre un jeune musicien de grande envergure. Ses permanentes allées et venues entre l’Europe et son pays lui permettent aussi de maintenir vif le choc des cultures et l’énergie qui en découle.
Multi-instrumentiste, il est souvent sollicité en studio ou sur scène pour le compte d'autres artistes. Il faut donc attendre 2012 pour revoir Stan dans les bacs.
Entre deux albums, il est également Beat maker et offre aux jeunes talents la possibilité d’enregistrer dans son studio à des fins promotionnelles ou de recherche d'un potentiel producteur.
Ce dernier opus fait état d’un art parfaitement maîtrisé et d’une préoccupation permanente de l’artiste pour le monde, ses origines et l’Afrique. Traitant de thèmes chers à ce continent (la magie, la pauvreté, les religions, les peuples, la négritude), Stan évoque avec beauté et intelligence ses origines et pose des vraies questions sur les inégalités nord sud.
Après trois ans de travail acharné, et une tournée en vue qui le conduira dans toute l’Europe, espérons que le chanteur sera récompensé à la hauteur de son énergie.



